Amour prisonnier: Chapitre 29


Chapitre 29

J’aimerais que ce contact ne se termine jamais, tant je suis bien. Je viens coller ma tête contre son torse, je me concentre sur les battements réguliers de son coeur et je commence à somnoler. Il cale sa tête sur la mienne et je coordonne ma respiration sur la sienne, nous restons ainsi en silence.

Je sens que Kaël me dépose délicatement sur le lit. J’ouvre péniblement les yeux. Je ne me suis même pas rendu compte que je m’étais endormie. Kaël ne remarque pas que je me suis réveillée. Il se lève, pour enlever son haut. Bizarrement mes yeux n’ont plus aucun problème pour rester ouverts quand il est question de regarder son torse musclé nu devant moi.

Le spectacle est interrompu lorsque qu’il vient se glisser à mes côtés et éteint la dernière source de lumière. Enfin non, pas la dernière car les rideaux ne sont pas tirés et la lune qui est ronde ce soir, illumine de sa faible lueur toute la pièce.  Étrangement maintenant que le moment de dormir est venu, je n’ai plus du tout sommeil. Le lit me semble bien froid et peu accueillant par rapport au torse doux et chaud de Kaël. Je viens à peine de le quitter que je souhaite déjà le retoucher, mais non ce n’est pas bien, l’on me l’a toujours dit.

L’on m’a aussi toujours dit de ne jamais dormir avec un homme sans être mariée avec lui mais je le fais quand même. Puis les hommes le font tout le temps eux, et nous ne leur disons jamais rien. En quoi ne pourrais-je pas faire comme eux ? Simplement parce que je suis une femme ? Cela n’a aucun sens et ce n’est même pas logique. Je suis libre de faire ce que je souhaite, comme eux.

Je suis mes envies et je décide de me rapprocher de Kaël. Cependant, je n’ose pas le toucher, je manque encore un peu de confiance en moi. C’est pour moi une grande étape d’être aussi près d’un homme même si pour lui ce doit être habituel. Je préfère ne pas penser à cela, je ne souhaite pas gâcher ce moment avec ma jalousie. Je reste là, sans bouger, ne sachant pas réellement ce que je suis en train de faire. Je suis face à lui, n’osant plus respirer. Je sens sa main se déplacer et il vient me caresser les cheveux, délicatement. Ce simple contact fait frissonner la totalité de mon corps.

Il se rapproche ensuite à son tour, et descends sa main en direction de mon bras, qu’il caresse en montant et descendant doucement. Son visage n’est plus qu’à quelques centimètres du mien, je sens sa respiration tant il est proche. Pour cacher ma timidité, je fais semblant de dormir, mais je suis sûre que Kaël a compris mon petit manège. Sa main me caresse toujours et remonte le long de mon bras mais cette fois ci, elle continue sa course en frôlant mon épaule, mon cou, ma joue et enfin mes lèvres. Je ne peux plus fermer les yeux et je décide de les ouvrir. Il fixe mes lèvres en déglutissant et je me concentre à mon tour sur les siennes. Malgré mon manque d’expérience, je sais ce que cela veut dire. Je vois, je sens, son désir de m’embrasser. Je suis prête pour mon premier baiser et je ne laisse pas la peur m’envahir, tant j’en ai envie. Je ne sais pas comment faire, je décide donc de me laisser porter par mes émotions.

Alors que l’attente me semble insoutenable, je le vois secouer la tête, comme s’il souhaitait rassembler ses esprits. Sa main quitte mon visage et il vient la poser sur son front et fixe maintenant du regard le plafond.

Je suis terriblement déçue mais je ne dis rien. La dernière chose que je souhaite c’est bien  d’avoir l’air désespérée. Je baisse les yeux et je m’apprête à me retourner, honteuse, lorsque deux mains viennent encadrer mon visage.

Je sens ses lèvres s’écraser contre les miennes et je ferme les yeux afin de me concentrer sur les sensations que cela me procure. Sa respiration est plus forte maintenant et son corps se tend contre le mien. Emportée par cette vague d’excitation je me rapproche encore plus de lui pour le sentir entièrement, je passe ma main dans ses cheveux et je tire légèrement dessus. Je ne réfléchis plus et je suis mon instinct. Son baiser est passionné, plein de fougue.

Progressivement, il s’adoucit. Kaël lâche mon visage et vient passer une de ses mains derrière ma tête tandis que l’autre glisse le long de mon dos et se cale en son creux. Le long baiser s’interrompt et il en dépose ensuite de nombreux petits sur ma bouche, puis sur mon front.

—   C’est mieux que l’on s’arrête là, je crois.

Une partie de moi souhaite plus . Mais d’un autre côté, j’ai déjà eu assez d’émotions pour la soirée, je décide donc de répondre par un simple sourire. Il me prend dans ses bras et j’en profite pour caresser son torse. Lui fait des petits ronds dans le bas de mon dos. Progressivement le sommeil arrive enfin et je m’endors à ses côtés.

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